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La critique détaillée (jarh mufassar) est-elle toujours acceptée

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  • La critique détaillée (jarh mufassar) est-elle toujours acceptée

    Cheikh Ibn al-'Uthaymîn a dit dans son explication du 7e hadith des 40 Hadiths d'an-Nawawi :

    « Le troisième : Défendre leur honneur (aux savants), et si quelque chose de désapprouvé est attribué au savant rabbâniyy, il t'incombe de suivre ces étapes :

    1) Première étape : vérifier que cela lui est correctement attribué. Combien de choses ont été attribuées au savant alors que c'est un mensonge ! Il est donc indispensable que tu confirmes la chose.

    2) Puis si tu confirmes que cela lui est correctement attribué, passe à la deuxième étape, qui est : étudier si cela mérite d'être critiqué ou non ? Car il peut sembler à quelqu'un au début que le dire [de ce savant] mérite d'être critiqué, mais quand on étudie on voit que c'est la vérité. Il est donc indispensable que tu étudie, afin que tu vois si cela mérite la critique ou pas.

    3) Troisième étape : s'il devient clair que cela ne mérite pas la critique, alors il t'est obligatoire de le défendre, et tu diffuses cela au sein des gens et tu clarifies que ce que ce savant a dit est la vérité même si cela contredit ce à quoi les gens adhèrent... »
    « Le signe des gens de la Sunnah est qu'ils suivent les Salaf as-Sâlih et délaissent tout ce qui est innové et nouvellement introduit dans la religion. » – Imâm el Asbahâniy [m. 535 H]

  • #2
    Application à la fitnah contre le savant Cheikh Yahya :

    On voit que ceux qui critiquent cheikh Yahya n'ont même pas passer l'étape 1, bien souvent : ils disent « il a vraiment dit cela ! je l'ai entendu dans tel audio », alors que cet audio a été monté par un ennemi de Cheikh Yahya et qu'il tronque sa parole et lui donne un sens incorrect en la plaçant dans un contexte qui n'est pas le sien.

    Alors que les élèves de Cheikh Yahya et autres qui le défendent ont de bonnes raisons de le faire. En répondant à un article de Abu Hakim Bilal Davis de SPublications qui commence par « Il m'est parvenu qu'un des fanatiques hajûris a critiqué la partie un de ce message (...) », le frère ‘Ali b. Nathaniel Grays dit :

    « Je demande à Allah de me protéger du fanatisme et de faire de moi un de ceux qui suivent le Livre et la Sunnah tel que les ont compris as-Salaf as-Sâlih. Pour information, je ne défends pas le Cheikh par fanatisme, mais je défends le Cheikh suivant le hadîth du Prophète dans lequel il dit : « Celui qui défend l'honneur de son frère [contre la médisance], Allâh protégera du Feu son visage le Jour de la Résurrection. » [at-Tirmidhi]

    [Il cite ensuite la parole de Cheikh Ibn al-‘Uthaymîn citée plus haut, puis dit] :

    Nos frères, les étudiants en science à Dammâj, ont suivi les étapes susmentionnées et ont vu que la critique sur la parole de Cheikh Yahya est injustifiée. Il leur incombait donc de clarifier la vérité aux masses, afin que la vérité soit connue et se répande. Pour nos frères sur Aloloom.net, nous demandons à Allah de continuer d'aider leurs efforts pour défendre l'honneur de ce noble savant salafi. Quant à ses propos (à Bilal Davis) touchant mon honneur, je laisse cela pour le Jour où nous nous tiendrons tous debout nus, pieds nus et non circoncis. »

    Source : aloloomenglish.net
    « Le signe des gens de la Sunnah est qu'ils suivent les Salaf as-Sâlih et délaissent tout ce qui est innové et nouvellement introduit dans la religion. » – Imâm el Asbahâniy [m. 535 H]

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    • #3
      Concernant certaines règles du Jarh wa-t-Ta'dîl, à propos des situations où le jarh (la critique) est rejeté :

      L'Imâm As-Suyûti - رحمه الله - a dit :

      وَاخْتَارَ شَيْخُ الْإِسْلَامِ تَفْصِيلًا حَسَنًا، فَإِنْ كَانَ مَنْ جُرِّحَ مُجْمَلًا، قَدْ وَثَّقَهُ أَحَدٌ مِنْ أَئِمَّةِ هَذَا الشَّأْنِ، لَمْ يُقْبَلِ الْجَرْحُ فِيهِ مِنْ أَحَدٍ كَائِنًا مَنْ كَانَ إِلَّا مُفَسَّرًا ; لِأَنَّهُ قَدْ ثَبَتَتْ لَهُ رُتْبَةُ الثِّقَةِ، فَلَا يُزَحْزَحُ عَنْهَا إِلَّا بِأَمْرٍ جَلِيٍّ، فَإِنَّ أَئِمَّةَ هَذَا الشَّأْنِ لَا يُوَثِّقُونَ إِلَّا مَنِ اعْتَبَرُوا حَالَهُ فِي دِينِهِ، ثُمَّ فِي حَدِيثِهِ، وَتَفَقَّدُوهُ كَمَا يَنْبَغِي، وَهُمْ أَيْقَظُ النَّاسِ، فَلَا يُنْقَضُ حُكْمُ أَحَدِهِمْ إِلَّا بِأَمْرٍ صَرِيحٍ، وَإِنْ خَلَا عَنِ التَّعْدِيلِ قُبِلَ الْجَرْحُ فِيهِ غَيْرَ مُفَسَّرٍ إِذَا صَدَرَ مِنْ عَارِفٍ ; لِأَنَّهُ إِذَا لَمْ يُعَدَّلْ فَهُوَ فِي حَيِّزِ الْمَجْهُولِ، وَإِعْمَالُ قَوْلِ الْمُجَرِّحِ فِيهِ، أَوْلَى مِنْ إِهْمَالِهِ.

      « Et Cheikh al-Islâm [Ibn Hajar al-‘Asqalâni] a opté pour une bonne réponse détaillée. Si celui qui a été critiqué d'une façon générale (mujmal) a été jugé thiqah par un des Imâms dans ce domaine, la critique de quelqu'un, qui qu'il soit, contre lui, n'est acceptée que si elle est détaillée (mufassar). Car son rang de thiqah (sa fiabilité) a été établi et donc seul quelque chose de clair (certain) peut le faire partir (ce rang). [...] Quant à celui dont l'éloge n'a pas été fait, si la critique non détaillée (générale) est faite par un connaisseur (de cette science) alors nous l'acceptons, car s'il n'a pas été recommandé (approuvé) il est considéré inconnu, et la réfutation de celui qui critique est prioritaire sur la faible importance que l'on accorde [au critiqué]. »

      [As-Suyûti, Tadrîb ar-râwî, p. 168, ou 362 dans la shamela. Texte arabe extrait de la shamela.]


      L'Imâm Ahmad Châkir - رحمه الله - a dit :

      إذا اجتمع في الراوي جرحٌ مُبيّن السبب وتعديل، فالجرحُ مُقدّمٌ، وإن كثُر عدد المُعدّلين، لأنّ مع الجارح زيادة علم لم يطّلع عليها المُعدّل، ولأنّهُ مُصدّقٌ للمُعدّل فيما أخبر به عن ظاهر حاله، إلا أنّهُ يُخبرُ عن أمر باطن خفي عنه. وقيّد الفُقهاء ذلك بما إذا لم يقل المعدّلُ: عرفتُ السبب الذي قاله الجارح، ولكنّهُ تاب وحسُنت حاله، أو إذا ذكر الجارحُ سبباً مُعيّناً للجرح، فنفاهُ المُعدّلُ بما يدلُّ يقيناً على بُطلان السبب. قاله السيوطيُّ في التدريب.

      « Lorsque sont réunis la critique dont la cause est éclaircie et l'éloge sur un rapporteur, la critique prévaut, même si ceux qui le louent sont nombreux, car celui qui critique dispose de quelque chose en plus qu'il sait dont n'est pas informé celui qui loue [...]. Les Fuqahâ ont dit que cela, c'est si celui qui loue n'a pas dit « je connais la raison que celui qui critique a avancée, mais il [le critiqué] s'est repenti et sa condition est devenue bonne », ou [autre cas qui fait que la critique n'est pas acceptée] que celui qui critique a cité une raison particulière de la critique mais que celui qui loue a démenti cette raison avec une chose qui montre assurément sa fausseté. As-Suyûti a dit cela dans at-Tadrîb. »

      [Al-Bâ’ith al-hathîth, p. 89]


      On en retire 3 règles :

      1. Si la critique n'est pas détaillée, on ne la prend pas sur l'éloge.

      2. S'il y a une critique détaillée mais qu'il a été éclairci que le critiqué a fait tawbah et s'est rectifié, la critique ne tient plus.

      3. S'il y a une critique détaillée mais que celui qui loue le critiqué détient des faits qui démentent la critique, alors on ne prend pas la critique.


      Source : un message de Musa Millington sur aloloomenglish.net (la traduction de la citation d'as-Suyuti a été complétée par Abû Hâjar.)
      « Le signe des gens de la Sunnah est qu'ils suivent les Salaf as-Sâlih et délaissent tout ce qui est innové et nouvellement introduit dans la religion. » – Imâm el Asbahâniy [m. 535 H]

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      • #4
        L'Imâm Muqbil a dit :

        « La critique détaillée prévaut sur l'éloge. Celui dont l'imâmah (qualité de dirigeant religieux) [et la grandeur dans la religion] a été affirmée, la critique à son égard n'est acceptée que de quelqu'un qui est connaisseur des causes de critique, et aussi est pieux et craint Allâh (a taqwâ et wara’), ne dit que la vérité. »

        Il a aussi dit :

        « La critique détaillée prévaut sur l'éloge, sauf si celui qui loue apporte quelque chose qui montre l'erreur de celui qui critique. »

        [Al-Fatâwâ al-hadîthiyyah, 2/47]

        D'après la traduction anglaise de Majid Jawed Al Afghanee

        Source : aloloomenglish.net
        « Le signe des gens de la Sunnah est qu'ils suivent les Salaf as-Sâlih et délaissent tout ce qui est innové et nouvellement introduit dans la religion. » – Imâm el Asbahâniy [m. 535 H]

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        • #5
          L'Imâm Muqbil al-Wâdi'i a dit :

          الجرح المفسر يعتبر مقدما، اللهم إلا أن ياتي المعدِّل بما يُثبت وهم الجارح.. لكن إذا تكلم الجارح ولم يُنفَ كلامُه بما يُوجِب وهمَه، أو كذبَه، فالجرح المفسَّر مقدم على التعديل. أسئلة نساء عدن ضمن الفتاوى الحديثية 2/48.

          « Le jarh moufassar est considéré comme prédominant hormis dans le cas où le mou'addil démontre que le jârih s'est trompé. Sans quoi si ce dernier parle sans que rien ne montre son erreur ou son mensonge alors le jarh moufassar prévaut sur le ta'dîl. »

          (Traduit par Abou Taymiyyah sur Twitter.)
          « Le signe des gens de la Sunnah est qu'ils suivent les Salaf as-Sâlih et délaissent tout ce qui est innové et nouvellement introduit dans la religion. » – Imâm el Asbahâniy [m. 535 H]

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