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Faire de bonnes oeuvres par intérêt matériel est une forme de polythéisme

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  • Faire de bonnes oeuvres par intérêt matériel est une forme de polythéisme

    Ce chapitre, tiré du livre du résumé du commentaire Kiteb Tawhid de Cheikh
    Salih ibn Abdil Aziz al Cheikh, intitulé « Le comble des souhaits », concerne celui dont l'acte est motivé par un intérêt matériel, et le fait que cela fasse partie du polythéisme mineur.


    Allah ta3ala dit :

    مَن كَانَ يُرِيدُ الْحَيَاةَ الدُّنْيَا وَزِينَتَهَا نُوَفِّ إِلَيْهِمْ أَعْمَالَهُمْ فِيهَا وَهُمْ فِيهَا لَا يُبْخَسُونَ

    Ceux qui veulent la vie présente avec sa parure, Nous les rétribuerons exactement selon leurs actions sur terre, sans que rien leur en soit diminué.
    (S.Hud, v.15)

    Abu Hurayrah ‏رضي الله عنه rapporte que le prophète ‏صلى الله وعليه وسلم a dit :

    "Que soit damné, l'esclave de l'or !
    que ce soit damné, l'esclave de l'argent !
    que soit damné, l'esclave de la khamisah* !
    que soit damné, l'esclave de la khamilah** !
    Si on lui donne, il est satisfait sinon, il s'indigne. Que soit damné et que tous ses projets se retournent contre lui... au point de ne pouvoir extirper une épine plantée dans sa chair !
    ‏ Que soit béni le serviteur qui tient dans la main la bride de son cheval pour combattre dans le chemin d'Allah ! Les cheveux ébouriffés, les pieds couverts de poussière, s'il est désigné pour monter la garde, il obéit et remplit son devoir.
    S'il est désigné pour être dans l'arrière-garde, il s'y rend et remplit son devoir.
    Pourtant, s'il demande une permission, elle ne lui est pas accordée, et s'il intercède en faveur d'une personne, son intercession est refusé."

    Al Bukhari (6/61) dans le livre du jihad.

    * khamisah, il s'agit d'un habit somptueux.
    ** khamilah, il s'agit d'un divan confortable.

    Les points à retenir

    1. Certains recherchent les intérêts de ce bas monde par le biais d'œuvres destinées à l'au-delà.

    2. L'explication du verset de la sourate Hud.

    3. Attribué à un muslim le surnom d'esclave de l'or, de l'argent et de l'habit somptueux (khamisah).

    4. Ce surnom signifie que lorsqu'on lui donne, il est satisfait. Dans le cas contraire, il s'indigne.

    5. La menace prophétique : « que ce soit damné et que tous ses projets se retournent contre lui !...»

    6. La menace prophétique : «… au point de ne pouvoir extirper une épine plantée dans sa chair ! »

    7. L'éloge fait au combattant dont les caractéristiques ont été décrites dans le hadith.


    Commentaires

    مَن كَانَ يُرِيدُ الْحَيَاةَ الدُّنْيَا وَزِينَتَهَا نُوَفِّ إِلَيْهِمْ أَعْمَالَهُمْ فِيهَا وَهُمْ فِيهَا لَا يُبْخَسُونَ

    Ceux qui veulent la vie présente avec sa parure, Nous les rétribuerons exactement selon leurs actions sur terre, sans que rien leur en soit diminué.

    أُولَٰئِكَ الَّذِينَ لَيْسَ لَهُمْ فِي الْآخِرَةِ إِلَّا النَّارُ وَحَبِطَ مَا صَنَعُوا فِيهَا وَبَاطِلٌ مَّا كَانُوا يَعْمَلُونَ

    Ceux-là qui n'ont rien, dans l'au-delà, que le Feu. Ce qu'ils auront fait ici-bas sera un échec, et sera vain ce qu'ils auront œuvré.
    (S.Hud v15/16)

    Cela dépend de la volonté divine. Ainsi, ce verset a une portée générale qui est restreinte dans le verset de la sourate (Al Isra v.18) :

    مَّن كَانَ يُرِيدُ الْعَاجِلَةَ عَجَّلْنَا لَهُ فِيهَا مَا نَشَاءُ لِمَن نُّرِيدُ ثُمَّ جَعَلْنَا لَهُ جَهَنَّمَ يَصْلَاهَا مَذْمُومًا مَّدْحُورًا

    Quiconque désire [la vie] immédiate, Nous nous hâtons de donner ce que Nous voulons, à qui Nous voulons. Puis, Nous lui assignons l'Enfer où il brûlera méprisé et repoussé.
    (S. Al Isra v.18)

    Quant à ceux qui ne veulent que la vie présente en tant que fondement, but et motifs de leurs actes - ce sont les kouffars.

    C'est pourquoi ce verset a été révélé à leur sujet. Cependant, il englobe toute personne visant un intérêt matériel par le biais des œuvres pieuses.

    Les actes accomplis par le serviteur et par lesquels il recherche un intérêt matériel se divisent en deux catégories :

    Premièrement : l'acte qu'accomplit le serviteur par intérêt matériel et sans rechercher de récompense dans l'au-delà alors qu'il fait partie des actes pour lesquels le législateur n'a pas cité de récompense matérielle (dans ce bas monde), comme la salât, le jeûne et autres formes d'œuvres et d'acte d'obéissance.
    Pour ces actes, il n'est pas permis de rechercher un quelconque intérêt matériel, et quiconque transgresse cet interdit est un polythéiste.

    Deuxièmement : les actes pour lesquels le législateur a promis une récompense dans ce bas monde afin d'encourager les serviteurs à les accomplir, comme le respect du lien parenté, la vénération des parents et autres. Si donc le serviteur, lors de l'accomplissement d'un acte de ce type, est animé par la récompense matérielle, tout en étant sincère avec Allah mais sans pour autant être animé par la récompense de l'au-delà, alors il est concerné par la menace divine, car il a commis un acte de polythéisme du type que nous étudions dans ce chapitre.

    Donc, si le serviteur est animé par la récompense matérielle en plus de celle de l'au-delà, alors il n'y a pas de mal à cela. En effet, si la chari3a a cité une récompense dans ce bas monde pour cet acte, c'est bien pour encourager les gens à l'accomplir.

    Parmi les choses qui font partie de cette catégorie de polythéisme, on compte le fait d'accomplir des bonnes œuvres par intérêt financier, comme le fait d'étudier la science religieuse seulement pour obtenir un emploi, sans chercher par là à se défaire de son état d'ignorance, ni par amour pour le paradis et par crainte de l'enfer. Ceci fait donc partie de la catégorie du polythéisme étudié dans ce chapitre.

    On peut aussi citer ceux qui agissent par ostentation, ou ceux qui accomplissent des bonnes œuvres alors qu'ils sont entachés d'un acte qui annule l'appartenance à l'Islam. Ces derniers - s'ils prétendent être croyants - ne sont pas véridiques, car s'ils étaient sincères, ils auraient voué leur culte à Allah seul.

    Dans le recueil de hadiths authentique d'al Boukhari, Abou Hurayrah ‏رضي الله عنه rapporte que le prophète ‏صلى الله عليه وسلم a dit :
    « Que soit damné l'esclave de l'or !… »


    Le prophète ‏صلى الله وعليه وسلم désigne par là la personne qui accomplit un acte destiné à l'au-delà mais pour atteindre un bien matériel.
    Le prophète ‏صلى الله وعليه وسلم lui a attribué le surnom d'esclave de l'or, ce qui prouve que c'est une forme de polythéisme. En effet, la servitude présente différents degrés, dont la servitude polythéiste mineure. On dit : un tel est l'esclave de telles choses, car c'est cette dernière qui motive sa volonté. Or, on sait bien que l'esclave obéit à son maître, et lui est servile en agissant selon son bon gré.

    Source :
    «‏« غاية المريد
    ‏مختصر شرح كتاب التوحيد

    ‏شيخ صالح بن عبد العزيز آل شيخ
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