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Les mouvements dans la salah

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  • Les mouvements dans la salah

    Les mouvements dans la Salâh

    Préparé par le Dr Sâlih As-Sâlih « à partir de plusieurs conférences et fatâwâ de notre Cheikh Muhammad ibn Sâlih Al-‘Uthaymîn - rahimahullâh - »

    بسم الله الرحمن الرحيم

    Avec le hadith du Prophète parlant de la réorientation de la direction dans les prières vers Makkah, nous savons que les Compagnons ont bougé alors qu'ils étaient en Salâh quand l'ordre est venu de se rediriger vers la Qiblah, un mouvement au bénéfice de la Salâh. Leur mouvement était un mouvement obligatoire, car il est impératif de faire face à la Qiblah.

    L'Envoyé d'Allah () fit la prière en se tournant du côté de Jérusalem pendant seize ou dix-sept mois, et il désirait vivement qu'on lui fit tourner le visage vers la Ka’bah. Alors Allah révéla le verset (traduction approchée) : "Nous te voyons tourner le visage en tous sens dans le ciel. [Nous te faisons donc orienter vers une direction qui te plaît. Tourne donc ton visage vers la Mosquée sacrée.]" (2:144) Il s'orienta donc vers la Ka’bah et fit la prière de l'après-midi (dans son masjid, en direction de la Ka’bah à Makkah) avec des gens. Un homme qui avait prié avec lui, après avoir terminé sa prière, sortit et passa près d'un groupe de Ansâr qui faisaient la prière de l'après-midi (dans un autre endroit) tournés vers Jérusalem. Il leur affirma (jurant par Allah) qu'il avait fait la prière avec l'Envoyé d'Allah () et que celui-ci s'était tourné vers la Ka’bah. Aussitôt les Ansâr changèrent de direction et se tournèrent vers la Ka’bah (alors qu'ils étaient encore en position inclinée).

    « Certaines personnes étaient décédées avant que la Qiblah ne change. Ils avaient été tués et nous ne savions que dire à leur sujet (c.-à-d. qu'ils se demandaient si leurs prières tournés vers Jérusalem étaient acceptés ou non). Alors Allah révéla (traduction approchée) : "Ce n'est pas Allah qui vous fera perdre [la récompense de] votre foi, car Allah, certes est Compatissant et Miséricordieux pour les Hommes." (2:143). »

    [cf. Sahîh Al-Bukhâri]


    Les mouvements dans la Salâh peuvent être classés en cinq catégories :

    1. Les wâjibah (obligatoires)
    2. Les mustaĥabbah (recommandés ou louables)
    3. Les muĥarramah (interdits)
    4. Les makrûhah (détestables)
    5. Les mubâĥah (permis)

    1) Le mouvement obligatoire est celui dont dépend une obligation ou une abstention de quelque chose d'interdit.

    Par exemple, s'il est dit à quelqu'un que la Qiblah est à sa droite alors qu'il est en prière, il lui est obligatoire de bouger pour faire face à la Qiblah.

    Pareillement, si quelqu'un prie tout seul derrière le rang et qu'il se rend compte qu'il y a un trou dans le rang devant lui, le mouvement qu'il doit faire pour entrer dans le rang et combler ce trou est dans ce cas obligatoire.

    De même, si l'évitement de quelque chose de harâm dépend de ce mouvement, le mouvement est obligatoire.

    Par exemple, un homme prie et voit sur son couvre-chef, son turban ou son chapeau, une impureté, de la saleté. Dans ce cas, il doit bouger pour enlever sa coiffe.

    Un exemple de cela est l'incident qui a eu lieu avec le Prophète quand Jibrîl عليه السلام est venu le voir alors qu'il dirigeait les gens en Salâh, et lui a dit qu'il y avait une impureté (najâsah) sur ses chaussures. Il les a alors retirées car c'est une obligation :

    Abû Sa’îd a rapporté : "Un jour, l'Envoyé d'Allah priait avec ses Compagnons et pendant la prière, il retira ses sandales et les plaça à sa gauche. Quand les gens virent cela, ils enlevèrent leurs sandales. Quand il finit sa prière, il dit : "Pourquoi avez vous enlevé vos sandales ?" Ils répondirent : "Nous t'avons vu retirer tes sandales, nous avons donc retiré les nôtres". Il dit : "Jibril est venu me voir et m'a informé qu'il y avait de la saleté (ou il dit : quelque chose de nuisible) sur elles [c'est pourquoi je les ai retirées]. Donc, quand l'un de vous vient à la mosquée, qu'il regarde ses sandales : s'il y voit de la saleté (ou il dit : quelque chose de nuisible) qu'il les essuie et qu'il prie avec."

    [Hadith rapporté par Ahmad, Abû Dâwûd (650), al-Hâkim, Ibn Hibbân et Ibn Khuzaymah. Ce dernier la jugé sahîh. Cette narration de Abû Sa’îd a aussi été déclarée sahîh par an-Nawawi, Ibn Kathîr, Ibn Hajar et al-Albâni.]


    2) Quand le mouvement est louable ou recommandé. C'est lorsqu'une action recommandée en dépend.

    Prenez par exemple trois personnes qui font la prière en groupe. L'un d'eux se tient à la droite de l'imâm et l'autre se tient à sa gauche. Dans ce cas l'imam les pousse gentiment vers son dos, derrière lui. Ce mouvement pour les pousser est recommandé.

    C'est aussi recommandé si c'est fait pour empêcher quelque chose de détestable.

    Par exemple, s'il y a devant nous quelque chose qui nous distrait et nous fait perdre notre concentration dans la Salâh, comme une décoration, alors il est recommandé de l'enlever, car cela nous prive d'une partie de notre khuchû’.

    Autre exemple : si une personne ressent le besoin de gratter une partie de son corps, comme sa tête ou sa main, et que cela le distrait, il a besoin de la gratter, dans ce cas il lui est recommandé de la gratter ; et cela arrive souvent.

    3) Le mouvement dans la Salâh est interdit s'il est fréquent et successif sans nécessité.

    Certains savants - rahimahumullâh - disent que la [trop haute] fréquence est déterminée par le nombre de trois mouvements, donc si une personne fait trois mouvements consécutifs sans besoin, cela annule sa prière.

    D'autres savants - rahimahumullâh - disent qu'il n'y a rien qui justifie de limiter cela à un nombre, que cela nécessite un dalîl (une preuve). Le critère pour qualifier des mouvements de nombreux est ce qui est généralement, habituellement considéré comme nombreux, tel que si on voit une personne faire cela, on pourrait croire qu'elle n'est pas en prière. Et ces mouvements doivent être consécutifs : l'un après l'autre, et sans besoin de les faire.

    Par exemple, on peut voir des gens faire de nombreux mouvements consécutifs et inutiles : vérifier leur vêtement, leur chapeau, regarder leur montre, déplacer un crayon d'une poche à une autre, etc.

    Mais si, en revanche, il entend des bruits derrière lui alors qu'il est en prière et que tout d'un coup il y a une bête, un lion ou quelque chose de dangereux qui vient vers lui, et alors il fuit, même si dans ce cas il bouge beaucoup c'est pour une nécessité et cela n'annule donc pas ses prières.

    4) Le quatrième type de mouvement dans la Salâh est celui qui est détestable. Ce sont des mouvements peu nombreux mais dont il n'y a pas besoin.

    Les gens aujourd'hui le font beaucoup. On les voit parfois regarder leur montre pendant la Salâh. C'est le Chaytân qui incite ces gens à faire ces mouvements.

    5) La dernière catégorie est le mouvement permis. Ce sont de légers mouvements dont il peut y avoir besoin, ou de nombreux mouvements dus à une nécessité.


    6) Il reste un type de mouvement, qui est le coeur de la Salâh : le mouvement du coeur.

    Si le coeur est dirigé vers Allah عز وجل et que le croyant sent qu'il se tient devant Allah, entre Ses Mains, et qu'il a un désir sincère de se rapprocher de Lui dans sa Salâh et qu'il Le craint, alors dans ce cas le coeur est présent et en état de soumission et d'humilité. C'est la situation la plus parfaite. Si ce n'est pas le cas, son coeur ira dans toutes les directions. Comme dans le hadith de ‘Ammâr ibn Yâsir رضي الله عنه :

    J'ai entendu le Messager d'Allah dire : « Un homme peut partir [après avoir prié] et il ne lui a été écrit de sa prière que le dixième, le neuvième, le huitième, le septième, le sixième, le cinquième, le quart, le tiers, la moitié. »

    [Abû Dâwûd, n° 789 ; jugé hasan par al-Hafidh al-‘Iraqi et al-Albâni].

    Donc le monologue intérieur qui peut avoir lieu pendant la Salâh lui ôte (à la prière) sa perfection mais ne l'invalide pas.

    Source : la transcription anglaise de Umm ‘Ali el Amazighia des cours donnés par le Dr Sâlih As-Salîh en direct, éditée par Umm Ahmad al-Kanadiyyah et présente sur le site du docteur.
    « Le signe des gens de la Sunnah est qu'ils suivent les Salaf as-Sâlih et délaissent tout ce qui est innové et nouvellement introduit dans la religion. » – Imâm el Asbahâniy [m. 535 H]

  • #2
    Les quatre catégories de mouvements dans la prière
    Cheikh ‘Abd ar-Rahmân as-Sa’di

    L'Imâm as-Sa’di a dit, classant les mouvements dans la Salâh en 4 :

    1. Ce qui annule la prière, et ce sont les mouvements continus sans aucun besoin.

    2. Ce qui est détestable, et c'est une petite quantité de mouvements sans besoin.

    3. Ce qui n'est ni détestable ni recommandé, et c'est une petite quantité de mouvements dus à un besoin.

    4. Ce qui est recommandé voire obligatoire, et c'est ce qui est fait au bénéfice de la prière, ou pour faire quelque chose d'ordonné, comme le fait que le rang de devant recule et que le rang de derrière s'avance lors de la prière de la peur, ou pour porter secours à quelqu'un, et ce genre de choses.

    [Charh ‘Umdat al-Ahkâm, p. 128]


    D'après la traduction anglaise de Abu Layl Majid Jawed Al-Afghani

    Source : torontodawah.com
    « Le signe des gens de la Sunnah est qu'ils suivent les Salaf as-Sâlih et délaissent tout ce qui est innové et nouvellement introduit dans la religion. » – Imâm el Asbahâniy [m. 535 H]

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